Allergies : agir pour ne plus subir

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Focus sur le phénomène de l’allergie saisonnière dite « rhume des foins » et petit guide pratique de naturopathie pour sortir du cycle infernal et garder les yeux clairs !

Comprendre ce que mon corps me dit. « Au secours le printemps revient ! Je vais encore avoir les yeux en ©Pixabay-Allergie-Midetpluspapillote et le nez rouge pendant un mois, c’est affreux mais qu’y puis-je ? C’est ainsi depuis toujours ! » Je reproduis ici un discours maintes fois répété dans mon cabinet lorsque le mois d’avril arrive. Fascinant phénomène que l’allergie saisonnière, qui semble progresser de plus en plus chaque année en milieu urbain, entraînant dans son sillage son lot d’anti-histaminiques, de sprays à la cortisone et collyres corticoïdes. Tous ces traitements allopathiques sont destinés à étouffer les symptômes du rhume des foins, et s’ils ont le mérite de rendre le quotidien plus supportable, ils ne traitent en aucun cas la cause du problème. De quoi s’agit-il ?

Hyper-réactivité du système immunitaire. C’est surtout la baisse de la tolérance à l’environnement qui est à la cause des éternuements et larmoiements, entretenus par un terrain d’inflammation globale. L’environnement, c’est ce que je respire, ce que je mange, qui je fréquente et comment je m’adapte au stress de la vie.

Solutions naturopathiques à l’allergie saisonnière. Mon travail de naturopathe consiste à travailler avec le corps (et non chercher à en faire taire les messages), pour comprendre la cause du problème et y trouver des solutions naturelles. Voici donc la marche à suivre :

  1. Traiter l’inflammation de fond qui chronicise l’allergie. Il s’agit ici surtout d’agir sur l’inflammation digestive, grande cause première de tous les maux de civilisation. Nos intestins sont malmenés par l’alimentation moderne, notre foie saturé de molécules toxiques et c’est dans le digestif que réside souvent la clé de l’allergie chronique. En adoptant quelques bons réflexes alimentaires comme réduire les produits laitiers, limiter les aliments qui agressent le système immunitaire, bichonner le foie et remettre en bon état la flore intestinale, de très belles améliorations peuvent déjà être obtenues.
  1. Ensuite, on agit de façon naturelle sur les mécanismes propres du rhume des foins, à savoir la modulation de l’histamine grâce au plantain (Plantago Major), à l’oignon (et la précieuse quercétine qu’il contient), au romarin, aux œufs de caille (oui oui, vous avez bien lu !) ou encore la très belle huile de nigelle (cumin noir). Tous ces aliments apportent des solutions efficaces pour moduler l’allergie saisonnière s’ils sont incorporés dans un protocole naturopathique complet.
  1. Enfin, et peut être même surtout, il faut considérer qu’une personne allergique est une hypersensible. Donc peut-être arrêter de lutter contre sa nature et accepter son hypersensibilité. Se proposer le « vivre avec » plutôt que le « lutter contre », car le corps exprime (bruyamment certes…) les messages de l’inconscient. Il s’agira de travailler sur l’intolérance de… certaines parties de soi-même, de l’autre, du monde en général. Accepter d’avoir de la douceur envers soi et abandonner la lutte permanente, voilà une autre piste de réflexion intéressante.

Le rhume des foins est le signe d’une désadaptation de notre organisme à l’environnement. Nous avons le potentiel d’agir pour ne plus subir, si seulement nous prenons le temps d’écouter ce que le corps nous dit.

Marine Le Gouvello
Naturopathe, diplômée du CENATHO
110 rue de Longchamp, 75016 Paris, Tél. 06-61-85-88-22
©Claire Price - Marine Le Gouvello - Mid&Plus

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