De la douleur à la douceur, comment soulager les blessures

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Le chirurgien répare les corps, le médecin gère la santé, le psychologue écoute et les guérisseurs soignent les âmes blessées. Pour apaiser les souffrances, redonner du sens au chemin de vie ou soulager les corps, Agnès Stévenin guérit grâce à son don identifié à l’âge adulte pour devenir « une soigneuse énergétique ».

Première vie

En 1975, Agnès Stévenin est un mannequin en vogue. Grande et élancée, elle fait la couverture de nombreux magazines, travaille au Maroc, à New-York, maquillée par Serge Lutens et habillée par les plus grands créateurs français. Une époque légère et souriante dont elle se souvient avec plaisir encore aujourd’hui. Le tout en ayant envoyé balader les études et les convenances d’un milieu bourgeois et catholique. Elle se marie avec un cinéaste, a des enfants et décide de se consacrer à sa famille. Exit le monde de la mode. Jusqu’en 1997 où elle travaille sur elle-même en suivant des séances de sophrologie et, à 44 ans, remonte un souvenir fort et douloureux, un viol subi dans sa petite enfance. Peur, honte et culpabilité, ce traumatisme l’a fait mourir psychiquement.

Devenir médium

Sortie de cette amnésie douloureuse avec l’aide de thérapeutes, Agnès sent que quelque chose a changé en elle et qu’elle peut faire appel à ses capacités extrasensorielles. Appelées clairvoyance, claireaudience ou clairsentience, la clairconnaissance aide le médium à comprendre et à ressentir ce que les autres n’arrivent pas à sentir en eux-mêmes. Nous serions faits d’une première strate, expériences vécues lors de notre conception, gestation et naissance, la seconde serait due à notre lignée, le transgénérationnel, la troisième couche est nourrie par nos expériences de vie et le tout teinté par nos vies antérieures. Et donc, traiter le symptôme d’une maladie avec la médecine ne suffit pas si on ne s’intéresse pas à l’inconnu qui est en nous. Un travail fait à 50% avec le patient pour qu’Agnès entre en résonance avec les consciences.

« Apaiser ce qui souffre, redonner un sens au chemin, soulager le corps, calmer, adoucir, permettent à notre âme de retrouver sa lumière, celle qui, lors d’une séance, se met souvent à irradier. À resplendir. Parfois, même, à flamboyer. Là se révèle la splendeur qui réside en chacun. »

Soigneuse à temps plein

Médecins, militaires ou scientifiques, les mentalités ont évolué même chez ceux qui préfèrent s’en remettre au bon sens. C’est en écoutant les paroles de ceux qui viennent la consulter qu’elle trouve son utilité, un curieux métier dont il est difficile encore de parler. Mais le plaisir de venir en aide est le plus fort et la joie qu’elle en retire est sa récompense. Aujourd’hui, son cabinet est plein, ils viennent de toute la France, sont inscrits parfois sur des listes d’attente et ses conférences affichent complet. Car elle parle de ce qu’elle vit au quotidien, écrit sur les rencontres avec ses patients et dévoile ces moments mystérieux rarement divulgués.

« On ne peut pas toujours guérir… le lâcher prise et l’ouverture du cœur sont indispensables, sinon il ne se passe rien. »

Agnès pense que demain, l’être humain se prendra seul en charge car il aura compris qu’il est doué pour comprendre la perception de lui-même, et la médecine ou le paramédical disparaîtront de nos besoins pour guérir le corps et l’âme.

Vicky Sommet

« Splendeur des âmes blessées » d’Agnès Stévenin chez Mama Éditions, avril 2018.

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