Cure ayurvédique au Kerala

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Mieux vaut prévenir que guérir. C’est une science de la santé pour la médecine traditionnelle qui a plus de 5000 ans qui l’affirme, l’Ayurveda, branche de la philosophie indienne parvenue jusqu’à nous grâce à des écrits sur feuilles de palme. Elle vous apprend à trouver qu’il y a en chaque être humain une étincelle de vie, ce que nous appelons en Occident une âme. Impressions vécues d’une cure ayurvédique au Kerala.

Ouvrez vos chakras ! On m’avait dit qu’en se basant sur les cinq éléments que sont l’eau, l’air, le feu, l’éther et la terre, je découvrirai les trois énergies de mon corps, Vatha, Pitha ou Kapha. Non, je ne parle pas chinois mais indien, et c’est pourquoi j’ai voulu faire le voyage jusqu’au Kerala, au sud de l’Inde, la région d’origine des massages ayurvédiques. En un saut d’avion, j’ai atterri dans la ville du serpent sacré, Thiruvananthapuram, Trivandrum pour les plus paresseux, par un beau matin d’été… été indien bien entendu. Accueillie par la nature flamboyante, j’ai tout de suite perçu, grâce aux thérapeutes qui ne parlent que l’English, les sept couleurs des chakras : le blanc, le jaune, l’orange, le rouge, le bleu, le vert et l’indigo. Une manière belle et originale pour faire connaissance avec soi et son inconscient.

Vatha-Pitha, c’est moi ! Du contrôle des mouvements et de la respiration au circuit©Somatheeram-Kerala-Ayurveda-Midetplus hormonal, des fonctions sensorielles à l’anxiété ou de l’intelligence aux impulsions, je me suis reconnue dans ce diagnostic. Si le siège de Vatha est le gros intestin, celui de Pitha le pancréas, moi je n’en menais pas large assise sur mon siège en attente d’être auscultée par deux docteurs indiens * : le pouls, la tension, le cœur et pas moins de 50 minutes de questions pour tout savoir de moi. Au fur et à mesure que j’égrenais mes bobos, paroles reprises par un traducteur, je me disais intérieurement que j’étais bel et bien un cas désespéré. Eh bien non, j’étais simplement Vatha-Pitha avec un Vatha un peu haut et, dit comme ça, je me suis trouvée presqu’en bonne santé !!! Pour votre information, au terme de quinze jours de soins, Vatha, Pitha et Kapha, et oui, il ne fallait pas l’oublier celui-là, ces trois critères de ma santé étaient revenus à l’équilibre, tous au même niveau.

Du message au massage. La santé serait un équilibre entre les sept tissus de notre corps, accompagné par une sensation de bien-être des organes, des sens, de l’esprit et de l’âme. Tel est le message que nous envoie notre organisme quand il y a un dysfonctionnement qu’il faut réparer à tout prix. Si vous vous reconnaissez dans ce portrait, c’est que vous avez atteint le Swastha. Sinon, c’est que vous êtes malade et que vous devez remettre à l’équilibre vos Doshas et vos Dathus. Et c’est là que rentrent en jeu les massages à l’huile, au lait, aux plantes, aux pochons de riz, aux poudres et aux onguents, les boissons chaudes aux herbes et au beurre clarifié, les plats végétariens aux légumes et fruits exotiques, les yogas qui vous amènent à une créativité supérieure et la méditation.

Les massages ayurvédiques. Une jolie Indienne en sari bleu roi, Rani, remonte le bas de sa robe pour en ©Vicky Sommet-Kerala- Ayurveda-Midetplusfaire un tablier. Moi, assise nue sur un tabouret, yeux fermés, je sens son doigt sur mon front où, après avoir allumé une mèche odorante, elle tracera des signes mystérieux et entonnera une prière qui me met sous la protection de la déesse. Puis, allongée sur un grand lit en bois précieux, elle enduit mon corps d’huile parfumée avant de le pétrir dans le moindre recoin. Ceint d’un ruban, elle verse ensuite un mince filet d’huile sur mon front grâce à un bol de terre cuite suspendu au-dessus de moi qu’elle balance de gauche à droite à l’aide d’une corde. La détente me gagne progressivement lorsqu’elle applique des compresses de concombre sur mes paupières et un masque aux fruits sur mon visage : banane, ananas, pomme… Je n’ai pas reconnu tous les parfums. Et que dire du massage à quatre mains : des cruches de cuivre au fin bec versent sur vous l’huile chaude dans un rythme parfait et dénouent toutes vos tensions des pieds à la tête. L’extase pure !


Rien n’est laissé au hasard.
Menu ayurvédique aux trois repas végétariens : 259 plats différents avec des senteurs inconnues, un jardin botanique avec 600 espèces de plantes, des médicaments adaptés à vos pathologies, une journée de purification et de jeûne et une visite quotidienne chez le docteur ©Somatheeram-Kerala-Ayurveda-Midetpluspour savoir comment vous vous sentez et vous propose un massage encore plus original que celui de la veille. Celui où on vous tapote avec de petits sacs de mousselines emplis d’herbes pour vous faire maigrir (ah ! la balance qui chaque jour vous indique les grammes perdus), celui avec de la poudre rouge qui vous fait transpirer et rend votre peau écarlate mais si douce ou celui, où suspendue du plafond à une corde, la thérapeute vous masse… avec les pieds. Ainsi, régénérée, détoxiquée, purifiée, tonifiée, l’harmonie du corps retrouvée, vous ajouterez à la sensation de bien-être le bruit des vagues, les couchers de soleil, la végétation luxuriante et les singes qui viennent de la forêt voler la nourriture dans votre assiette, n’était-ce pas là le but de ce voyage !

Vicky Sommet

Somatheeram Ayurvedic Health Resort.
Pour choisir sa cure ayurvédique au Kerala : Tourisme Ayurveda Kerala

À voir :  Vous trouverez aussi le temps d’aller contempler le temple de Sri Padmanabhaswamy construit il y a©Wikitravel-Padmanabhaswamy_Temple-Kerala- Ayurveda-Midetplus 260 ans, d’une superficie de 2400 mètres2, où seuls peuvent entrer les hommes torses nus et vêtus du traditionnel dothi, un drap de couleur selon la communauté à laquelle ils appartiennent, mais dont vous pouvez admirer les 350 piliers de pierres blanches sculptées ou encore les Backwate©Kerala_Backwaters wicitravel--Kerala- Ayurveda-Midetplusrs, des lagunes creusées par les courants de l’Océan indien et qui forment la Venise de l’Inde, avec des canaux où vous circulez dans un silence apaisant troublé seulement par les cris des martins-pêcheurs le long des canaux sur des bateaux à rames, les ketavallam.

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