Danse et vis !

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La danse a depuis toujours fait partie des rituels de guérison dans de nombreuses civilisations. Populaire ou de salon, elle représentait une forme de thérapie sociale qui allait bien au-delà du simple défoulement. Aujourd’hui ses bienfaits profonds – parfois insoupçonnés- sur notre équilibre psychique sont prouvés et nombreux. Une nouvelle thérapie ?

De quoi s’agit-il ? La danse-thérapie ou TMD¹, inspirée de la danse contemporaine, ne demande pas d’apprentissage, ne comporte pas de mouvements codés, de pas imposés, ou de technique à maîtriser. Ici seules comptent l’émotion, l’intensité et l’expression de soi. Encadré par un thérapeute spécialisé, elle se pratique le plus souvent en groupe.

« Le groupe est, pour celui qui danse, comme une mère qui berce son enfant :
il le stimule tout en l’enveloppant, donc le rassure.
Il le soutient tout en l’invitant à s’individualiser. »
©Pixabay-Danse Thérapie-Midetplus

Pour quoi faire ? Comme son nom l’indique, il s’agit bel et bien d’une thérapie. Ce n’est pas un atelier de danse, de yoga, de gym ou de relaxation, mais une façon de trouver une approche non-verbale pour traiter des troubles psychologiques, psychosomatiques et moteurs, ou bien parvenir à un mieux-être, aider à surmonter un épisode personnel difficile, réveiller son énergie ou sa sensualité, ou redécouvrir le plaisir de la danse et celui de la convivialité. On commence par reprendre conscience de son corps, puis vient le lâcher prise…

« C’est une thérapie dynamique : une expérience ludique, en mouvement, joyeuse.
On rencontre son « danseur », cette partie de soi qui cherche à renouer avec la joie de vivre.
Les résultats, les améliorations sont souvent rapidement visibles. »

Pour qui ?  Pour tout le monde, femmes et hommes, de tous âges. Comme la danse-thérapie ne repose pas sur la performance, il n’y a pas d’échec et tout le monde en retire des bénéfices. Pour la plupart, le corps devient léger, dynamique, joyeux. D’autres retrouvent de la vitalité et de la gaieté. Certains de la confiance en soi et de la créativité. Elle est indiquée par exemple chez les enfants inhibés et ceux qui sont déscolarisés. Son efficacité a aussi été reconnue dans les hôpitaux où elle aide les malades à retrouver l’estime de soi. On note de très bons résultats pour les personnes atteintes de troubles alimentaires du comportement, de dépression ou de névroses, les patients atteints de la maladie d’Alzheimer, les handicapés moteurs. Elle favorise l’équilibre, l’attention et la concentration chez les seniors.

Comment ? Il existe quelques ateliers de danse mouvement thérapie (DMT) proposés par des danse-thérapeutes en France (à ne pas confondre avec les cours de danse médecine, danse des 5 rythmes, danse mantra, etc. qui ne sont pas des ateliers thérapeutiques mais des cours de danse). Barbara Prouvost², diplômée d’état, fondatrice de Danse et Vie, propose par exemple des cours individuels ou des ateliers de groupe (le jeudi soir pour les adultes, le mardi soir pour les ados et jeunes adultes).

La liste des bienfaits est longue pour cette thérapie ludique et dynamique et quel regain d’énergie quand on en sort !  On redécouvre l’amusement, le plaisir du corps en mouvement, sans jugement ni préjugés, juste dans une libre expression de soi-même.

Marie-Hélène Cossé

¹La thérapie par le mouvement dansé émerge aux États-Unis au cours des années 40, inspirée des courants de pensée de François Delsarte et de Rudolph von Laban. Elle est aujourd’hui implantée dans de nombreux pays, dont les États-Unis où elle fut créée en 1964 (American Dance Therapy Association – ADTA). En France, si elle a d’abord été utilisée dans les institutions sous l’égide de la Société Française de Danse -Thérapie – SFDT, elle se développe aujourd’hui en libéral et dans toutes les unités de soins.
©Barbara Prouvost - Mid&Plus
²Barbara Prouvost, gemmologue de formation, ancienne experte en bijoux anciens, s’est reconvertie ces dernières années à la danse-thérapie. Issue d’une grande famille du nord, elle a toujours dansé, mais n’ose pas annoncer à son père polytechnicien, qu’elle perd à 16 ans, qu’elle souhaite en faire son métier. Elle se lance plus tard dans le bénévolat pour des enfants atteints de troubles psychologiques, puis souhaite le faire à l’aide de la danse. Barbara se forme alors pendant 3 ans à la danse-thérapie dont elle est diplômée, à l’anatomie par le mouvement et continue à se former aujourd’hui à différents outils complémentaires. Barbara exerce en institutions, à l’hôpital ou en libéral. Email : atelierdanseetvie@gmail.com Tél. 0660528563.

 

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