Délier les nœuds de son passé

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Donner accès en images à l’origine de ses traumatismes et apporter des clés de compréhension de nos nœuds et liens afin de mettre en paix nos mémoires familiales et accueillir positivement l’héritage du passé pour retrouver l’équilibre, c’est ce que nous propose Isabelle Dadvisard avec son concept de déliance transgénérationnelle. 

Qui est-elle ?

Après des années d’études scientifiques, la pratique professionnelle de l’informatique décisionnelle et avoir élevé ses enfants, Isabelle Dadvisard, riche d’un don de médiumnité familial, décide de l’utiliser en se servant simultanément de la sensation qu’elle a dans les mains et de la réception d’images auxquelles elle a accès. Elle est en état de conscience modifiée pendant les séances, état qui n’est pas de l’hypnose et encore moins de la voyance. Tout son esprit se met à la disposition de son patient.

Qu’est-ce que la déliance ?

C’est une clé libératrice des images. Isabelle a accès par la vision aux images et aux traumatismes des patients venus la consulter. Son travail de thérapeute est de les accueillir, de les rendre compréhensibles pour qu’un chemin de cicatrisation des blessures du passé devienne accessible. Il s’agit en d’autres termes de retrouver la cause profonde des dysfonctionnements pour la désactiver. Le livre¹ passionnant qu’elle vient d’écrire présente l’analyse du concept tout en l’éclairant d’exemples vécus.

« Tout est lié, tout a un sens et doit être pris en compte pour libérer les blocages intimes enfouis, ensevelis et négligés, voire sciemment gommés. Je remonte le chemin de la souffrance à l’aide d’images qui m’emmènent aux nœuds bloquants du passé pour les dénouer ».

©Pixabay-Noeud-Déliance-Midetplus

De quels nœuds parle-t-on ?  

On parle de ceux venus du passé qui influent nos actes au quotidien, de ceux formés par nos traumatismes, nos peurs, nos fausses croyances.

  • La fratrie. Dans une fratrie, chacun est imprégné de la même histoire d’une façon différente en fonction de sa sensibilité et de sa réceptivité, aucun ne reçoit la même charge et il la transmettra à ses descendants s’il n’a pu la libérer. Certains en tireront une dynamique positive, d’autres des souffrances. « Si vous être très autoritaire, certains de vos enfants s’appuieront dessus pour se construire, droits comme des I, d’autres ne penseront qu’à transgresser l’interdit, se positionner en victimes et en garder de la rancœur ».
  • Sauver ses parents. Pour la thérapeute, après huit années d’expérience et les nombreuses séances qu’elle a conduites, tout enfant à la naissance est investi de la mission fondamentale de sauver son père et sa mère, chacun dans un domaine bien défini, promesse qui conditionnera sa vie d’adulte et ses choix tant qu’il n’aura pas pu la réaliser. La déliance permettrait de faire de nouveaux choix pour soi-même.
  • Les transgressions. La répercussion des transgressions dans une famille (viol, inceste, déviances…) peut se propager pendant plusieurs générations. L’information d’origine a été oubliée, mais agit toujours et la mort de la personne transgressive n’arrête rien. Avec le temps le nœud va se modifier au niveau de la forme, mais pas du fond, c’est-à-dire que les descendants vont en avoir les traces, ce qui va conditionner leurs choix. La déliance permettrait de s’en libérer.

« Toute émotion forte dont le deuil n’est pas fait, par exemple une culpabilité non connue, non payée, non pardonnée, une colère refoulée, non exprimée, non reconnue donne lieu à la création d’un nœud jusqu’au moment du dénouement. On dit j’ai le ventre noué ou j’ai des nœuds dans la gorge…»

liberer

Quels résultats ?

La souffrance qui englobe les traces d’un passé imprimées à l’intérieur de nous-mêmes peut s’extérioriser sous forme de tics ou de tocs, peurs, phobies, ou colère. L’idée de la déliance est de laisser s’exprimer la souffrance pour pouvoir l’apaiser. C’est une thérapie de bien-être qui touche aux fondements de l’histoire et de la constitution de l’être humain et prend en compte la personne dans sa globalité. « Pour les enfants la réactivité est souvent étonnante », nous dit Isabelle, « car ils s’autorisent beaucoup plus vite la liberté d’être ». Il existerait notamment de très bons résultats avec ceux en grande difficulté et notamment les autistes. La déliance peut aider la réussite de traitements entrepris de manière simultanée.

« L’important est que chacun de nous trouve sa place et puisse participer à sa mesure à l’harmonie du monde dont nous faisons partie ».

Devenir riche de son passé ? « Oui c’est possible », nous dit Isabelle Dadvisard dans son livre¹, « c’est un chemin difficile, parfois lent et décourageant, mais accessible ». L’idée de la déliance n’est pas de remplacer la médecine traditionnelle, mais plutôt de lui donner plus d’informations afin de pouvoir traiter le patient qui se sent compris et devient partie prenante de son processus de rétablissement. Belle approche pour l’Homme de demain !

Marie-Hélène Cossé

©Isabelle Davidsard-Editions Fredaniel¹Comment devenir riche de son passé, la déliance transgénérationnelle d’Isabelle Dadvisard (Éditions Dervy, novembre 2015, 236 pages, €19).

Le nombre de séances dépend de la complexité de l’histoire de chaque patient. Entre une à quatre ou cinq séances (€80) en moyenne. Chacun peut choisir de dire ou non pourquoi il est venu consulter.

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