Du rebouteux à l’étiopathe

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Être soigné sans médicament, sans arrêt de travail, sans intervention chirurgicale, est souvent souhaité par un patient. Les médecines naturelles, douces ou alternatives sont nombreuses, différentes mais complémentaires, le principal est que le malade trouve une réponse à son mal et voit sa santé s’améliorer. L’étiopathie en est une, de quoi s’agit-il ?

La racine du mal. L’étiopathie (du grec aïtia la cause et pathos souffrance) s’a© EcoloInfo- Etiopathie-Midetplusttache à rechercher l’origine d’une lésion pour l’éliminer par une technique de soins qui traite directement l’origine de la pathologie. Cette thérapie s’adapte à chaque individu, à chaque pathologie, à chaque âge. Le patient explique d’abord la raison de sa visite et le thérapeute procède ensuite à un examen clinique pour cibler la zone à traiter par mise en tension manuelle et ainsi remettre l’organisme à l’équilibre.

« Ce peut être une des réponses à la douleur. Je recherche la cause première de la maladie que je traite mécaniquement. Je pars du principe que l’organisme n’est pas fait pour être malade et, si j’envoie l’information appropriée sur son dysfonctionnement, je dois parvenir à rétablir son équilibre initial ». Patricia Ferry-Goryn, étiopathe

©Patricia Ferry-Goryn-Etiothérapie-MidetplusPour qui, pour quoi ? Pour le nourrisson, même avant sa naissance, pour la femme tout au long de sa vie génitale mais aussi, pour l’homme et ses inquiétudes liées parfois à l’andropause. Sans oublier les sportifs, pour qui la thérapie, tant préventive que réparatrice, saura trouver l’origine réelle de telle ou telle fragilité ou lésion mécanique. Concrètement, souffrant d’une névralgie cervico-brachiale avec des douleurs au cou et dans les bras, l’étiopathe a commencé par agir sur mon plexus : « Je travaille sur l’interdépendance des systèmes et je considère que l’organisme est une représentation dans l’espace en trois dimensions ».

©Patricia Ferry-Goryn-Etiothérapie-Mid&plus

Patricia Ferry-Goryn

Thérapie du fond des âges. Patricia Ferry-Goryn, après des études littéraires, rencontre Christian Trédaniel, l’homme qui a établi les principes fondamentaux de cette thérapie, en introduisant dans la tradition des rebouteux, un cadre scientifique pour développer des techniques déjà anciennes. Cette  rencontre sera déterminante puisqu’il deviendra son directeur d’études à la Faculté libre d’étiopathie. Cette technique de soins, qui se réfère à une tradition ancestrale, a évolué, s’est structurée et est enseignée aujourd’hui en France dans des facultés libres d’étiopathie qui prodiguent toutes le même enseignement, à Paris, Rennes, Toulouse et Lyon. Les étudiants sortent diplômés au terme de six années d’études dont une pour la préparation du diplôme, rythmée par des stages en cabinet. On recense actuellement quelques 400 praticiens inscrits dans un registre officiel.

Les qualités requises pour devenir étiopathe ? Patricia Ferry-Goryn répond de manière précise : « La nécessité de posséder un esprit logique et du bon sens. Tous les cours de médecine générale sont respectés, à l’exception de l’enseignement de la pharmacologie remplacé par le cours de logique. Je suis entrée en étiopathie et je n’ai pas l’intention d’en sortir ! Mais je sais qu’il existe d’autres méthodes complémentaires dont la phytothérapie, la micro-nutrition ou la fasciathérapie et je ne manque pas de diriger mes patients vers ces différentes disciplines lorsque le besoin s’en fait sentir ».

Un dernier conseil pour nous les femmes ? La force des relations humaines, l’importance des échanges, le regard sur l’autre, l’écoute et la compréhension, sont aujourd’hui des atouts majeurs pour mieux aller à l’essentiel et venir en ©cabinetdetiopathie.com-Etiopathie-Midetplusaide à une personne qui va mal. Pour cette raison, les thérapies manuelles sont parmi les plus méconnues, mais aussi les plus recherchées. Si ce n’est pas la solution de tous les maux et si la médecine allopathique est nécessaire, voire indispensable, pour des maladies organiques comme le cancer ou le sida, etc., c’est en revanche une réponse possible. Quels que soient les problèmes rencontrés, Mesdames, à tout âge de votre vie, n’hésitez surtout pas à consulter une ou un étiopathe qui pourra peut-être vous aider à trouver une solution à vos interrogations et vous aider à éliminer le « poids » de l’âge (grossesse, kilos superflus, ménopause ou problèmes circulatoires)…

Vicky Sommet

Du reboutement à l’étiopathie – Christian Trédaniel – (ÉdItions Guy Trédaniel-Avenir des sciences)
L’étiopathie, soigner sans médicaments – Franck Napier – (Éditions.Avenir des sciences)

 

 

 

 

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