L’anti-gym®, contre-pied au mal de dos et autres maux

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« Quand vous le voudrez, sans vous presser, tournez-vous sur le côté avec la proposition de vous asseoir. » J’avoue que la première fois, je n’y ai pas cru. Voilà une formulation à laquelle on ne peut résister, même si on resterait bien à l’horizontale encore un moment. Mais l’injonction est si douce à revenir en position semi-verticale qu’on la suit !

S’exprimer pour mieux guérir

Dans cette formulation, il y a toute la philosophie de l’antigym®, une méthode qui propose, interroge chaque muscle, jusqu’au plus petit et plus caché d’entre eux. Elle questionne chaque articulation et fait souvent remonter ainsi à la surface des émotions et vieilles douleurs ou cicatrices qui trouvent enfin un lieu où s’exprimer pour mieux guérir.

Accorder cerveau et musculature, source de bien-être durable

« Notre corps », explique Thérèse Bertherat, « est intelligent, il a une histoire, de la mémoire. Il mérite beaucoup mieux qu’une domestication forcée et un dressage systématique. » C’est à cette femme exceptionnelle que nous devons l’anti-gym®, une façon d’être à soi, qu’elle a développée alors que toute jeune maman les épreuves s’accumulaient, dans son cœur et sur son dos. C’est dans la tourmente que Thérèse Bertherat rencontre alors en 1972 Françoise Mézières, sa professeur de kinésithérapie, et s’inspire de sa méthode pour en faire la sienne, destinée à tous, qui deviendra l’anti-gym®.

« En ce moment, à l’endroit même où vous vous trouvez, il y a une maison qui porte votre nom. Vous en êtes l’unique propriétaire, mais il y a très longtemps, vous en avez perdu les clefs. Ainsi, vous restez dehors, ne connaissant que la façade. Vous ne l’habitez pas. Cette maison, abri de vos souvenirs les plus enfouis, refoulés, c’est votre corps […] »
Thérèse Bertherat, Le corps a ses raisons (Seuil, 1976)

©Thérèse Bertherat - Babelio

Chaîne postérieure dorsale, la clé de voûte des tensions

Que celle qui n’a jamais dit et surtout ressenti dans sa chair « j’en ai plein de dos » clique sur notre adresse mail ! Car c’est bien au niveau du dos que s’accumulent toutes nos tensions, tout simplement parce que nous négligeons de relâcher cette chaîne postérieure, toujours en extension, et qui aspire à une véritable détente. Une des choses drôles quand on fait de l’antigym®, c’est qu’on se sent véritablement grandir, comme si on s’affranchissait un peu de la pesanteur. On acquiert surtout une meilleure assise, par une légère flexion des genoux, un meilleur positionnement de la voûte plantaire, une utilisation de tous nos doigts de pied – le 5ème, si petit, est ravi d’être enfin compris, au lieu d’être sans cesse compressé dans des chaussures qui le maltraitent au quotidien.

Une amie orthophoniste s’est donné la chance de rencontrer Thérèse Bertherat, à Paris, il y a quelques années, dans une maison au fond d’un petit jardin. Elle n’a jamais oublié son visage radieux et son allure et s’est promis plus tard d’être une femme qui lui ressemble. Retrouvez-la dans cette interview inspirante et franchissez le pas. Loin des performances des salles de sport, prenez le temps de retrouver votre harmonie, à votre rythme.

Anne-Claire Gagnon
Mid&Flandres

Où faire de l’Antigymnastique® près de chez vous ?

 

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