I love Paris

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« I love Paris in springtime » chantait Ella Fitzgerald. Un élégant et très personnel blog d’une journaliste, un site gourmand et le livre d’une Américaine à Paris, livrent aux voyageurs étrangers, mais aussi aux touristes français, leurs meilleures adresses et impressions du moment sur la capitale… tout en anglais. Suivez le guide !

♦ Paris Diary by Laure. Laure de Gramont, ancienne journaliste à Vogue Paris, Vogue Hommes et  ©Laure de GramontPoint de Vue, sur les conseils avisés d’amies new-yorkaises, partage aujourd’hui son regard très intime et subjectif sur la vie à Paris. Excentrique et éclectique dans ses goûts, Laure est capable dans la même semaine de vous confier ses happy moments telle une remise de Légion d’honneur dans les salons de Matignon, de vous faire découvrir une délicieuse trattoria sise près du Musée Maillol préférant s’extasier sur une Capoccolo plutôt que sur l’accrochage confus de la Collection Rosenberg et disserter sur ses coups de cœur cinématographiques et artistiques. Descendante d’une des plus grandes familles aristocratiques françaises, l’érudite blogueuse est précise et disserte qu’il s’agisse de la grande Histoire française ou de l’anecdote savoureuse. Son précieux carnet d’adresses lui ouvre toutes les portes : celles de l’appartement très privé de Mademoiselle Chanel, celles d’adresses shopping insolites. Photographe, elle assure elle-même l’icono de son site à l’esthétique élégante et épurée. Elle s’étonne d’être lue aux quatre coins du globe, chaque mardi, jour de parution de sa newsletter, reflet d’un Paris chic, cultivé, un brin intello et décalé, un Paris qui doit certainement plaire à Woody Allen, cinéaste dont Laure fût, dans une autre vie, assistante.
Paris Diary by Laure

Christine Fleurot

♦ Paris by Mouth. Un site gourmand impertinent et sans concession crée par Meg Zimbeck. Journaliste au Wall Street Journal, elle a collaboré, entre au©Meg Zimbeck- Paris By Mouth-Midetplustres, à Food & Wine, Saveur, BBC’s Olive Magazine. Restaurants, boulangeries et pâtisseries, fromageries, chocolateries, glaciers, caves, brasseries, bars, cafés, boutiques spécialisées sont passées à la moulinette et filtrées au chinois par l’œil assassin de la rédactrice en chef et de son équipe. Pas de pincettes pour  cramer une adresse, voir la rubrique Not terrible near… (selon le quartier) ou au contraire tresser des lauriers. Juste la crème de la gastronomie parisienne : Edible (Mangeable, comestible) par arrondissement, Not tourist trap (Pas attrape-touriste) ! Five great lemon tarts (5 merveilleuses tartes au citron), la meilleure baguette… Des conseils pratiques sont aussi prodiguer au  voyageur : comment rapporter de  délicieux chocolats dans sa valise ? Ou évidemment les adresses incontournables gluten-free. Amoureuse de Paris, mais partageuse Meg vous emmène aussi faire le marché chez les meilleurs artisans de la capitale.
Paris by Mouth. Inscription pour les tours sur site.

Christine Fleurot

♦ La rue des Martyrs. C’est une rue parisienne qui ne se remarque que par la juxtaposition de commerces de bouche et autres fabricants de mono-produits. Mais c’est aussi, si on y regarde de plus près, une rue d’un Paris humain et intime, avec des histoires et un lien avec l’Histoire car elle était autrefois un chemin qui menait vers le village de Montmartre. 885 mètres de longueur pour cette artère du IXe arrondissement où boutiques branchées et magasins de famille se côtoient sans animosité. À 1,5 km de l’Opéra et à 1 km du Sacré-Cœur, elle a vu l’évêque Denis, le saint patron de la ville, décapité à Montmartre, marcher sa tête entre les mains. Et connu aussi Degas ou Renoir venus en voisin, peindre des acrobates de cirque, Émile Zola qui décrit un club lesbien dans Nana ou François Truffaut qui a filmé ici des scènes des Quatre cents coups. Présente dans L’Éducation sentimentale de Gustave Flaubert ou dans Bel-Ami de Guy de Maupassant, cette rue intéresse encore aujourd’hui, témoins avec Pharrell Williams ou Kanye West qui sont venus enregistrer leurs disques dans un studio de la rue. C’est une Américaine, Elaine Sciolino, chef du bureau parisien du New-York Times, qui habite ce quartier et qui a posé son regard de journaliste, en menant une enquête approfondie sur les choses vues, celles qui se disent et celles qui s’entendent quand on s’installe à la terrasse d’un café. Elle a écrit cette lettre d’amour un peu naïve pour les Américains en mal d’histoires de la vieille Europe et pour nous Français qui avons tendance à marcher vite, la rue des Martyrs est en pente, sans remarquer le magasin qui a fermé, la nouvelle enseigne qui s’est installée ou le mendiant du coin de la rue qui a disparu !
La dernière rue de Paris -Elaine Sciolino -Éditions Exils

Vicky Sommet

 

 

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