Nos romans de l’été

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La lecture est bien la seule nourriture à laquelle nous ne renoncerons jamais, foi de Mid&Plus ! Notre rédaction vous invite à partager ses choix de romans pour l’été à glisser dans votre valise.

Au pays des purs de Kenizé Mourad pour Vicky Sommet
(éditions Fayard, 352 pages, mars 2018) 
De la part de la princesse morte racontait la vie de la mère de Kenizé Mourad, la princesse Selma, dans un palais d’Istanbul en 1918. Aujourd’hui avec Au pays des purs, elle me conduit au Pakistan où une journaliste française se heurte aux réseaux d’espions, aux attentats meurtriers et sera l’otage des extrémistes. J’aime l’Orient, ses palais, ses jardins, le monde imaginaire qui côtoie la réalité géopolitique et je vous conseille ce roman, qui allie aventure dépaysement et romantisme échevelé.

 

Changer l’eau des fleurs de Valérie Perrin par Marie-Hélène Cossé
(éditions Albin Michel, 552 pages, février 2018)
Ne vous fiez pas à la photo de couverture, ni au titre de ce roman qui est beaucoup plus qu’il n’y paraît ! L’histoire d’une femme, Violette qui, malgré la perte d’un enfant, un mari volage et violent, avance coûte que coûte et revit grâce aux gens simples et plein de poésie qu’elle rencontre. Son métier ? Garde-cimetière… Une ode à l’humanité, aux liens impénétrables qui unissent vivants et morts, au merveilleux des choses simples, à l’ordinaire que l’on fait devenir exceptionnel et enfin au pouvoir guérisseur des jardins. Je l’ai dévoré en quelques soirées !

« L’amour, c’est quand on rencontre quelqu’un qui vous donne de nos nouvelles. »

Vers la beauté de David Foenkinos par Brigitte Leca
(collection Blanche Gallimard, mars 2018, 224 pages)
Conquise par le titre et la photo de Jeanne Hébuterne, j’ai ouvert le dernier roman de David Foenkinos avec la même gourmandise que les autres fois.  Quelle étrange raison pousse un professeur aux Beaux-Arts de Lyon à abandonner du jour au lendemain son poste pour devenir un simple gardien au musée d’Orsay à Paris ? C’est en se tournant « vers la beauté »que le mystère trouvera sa réponse.

 

Le dernier des nôtres d’Adélaïde de Clermont-Tonnerre par Agnès Brunel
ditions Grasset, août 2016, 496 pages)
Grand Prix du roman de l’Académie Française en 2016, je n’avais pas vu passer ce petit bijou ! Et le voici en livre de poche, une belle découverte. Deux épopées parallèles : Dresde 1945 sous les bombes, une femme met au monde un petit garçon. New York, 1969, une rencontre, un homme, une femme. L’aventure commence. Elle nous transporte dans le temps, à travers le monde. Les héros: deux amoureux bravent les interdits, deux frères ennemis, deux amies à la vie à la mort. Un souffle épique nous emporte. Difficile de lâcher ce livre avant la dernière ligne et encore plus difficile de le quitter.

« Depuis que l’Homo sapiens est sorti de sa caverne, le monde n’a jamais été tendre avec personne, mais l’honnêteté et la délicatesse se révélaient, à New York, particulièrement handicapantes. »

L’histoire de Chicago May de Nuala O’Faolain par Christine Fleurot
(Sabine Wespieser Éditeur, 443 pages – (Prix Fémina Étranger 2006)
Nuala O’Faolain dresse avec empathie le portrait de sa « sœur d’Irlande », Chicago May, célèbre criminelle qui abandonna sa terre natale en 1890 afin de rejoindre les États-Unis. Bas-fonds, prostitution, alcool, drogue, prison… cette énigmatique immigrante traverse l’Europe des années folles avec tous les culots du monde rebondissant en toute situation. Entre enquête fouillée, roman et biographie, cet émouvant portrait de femme rappelle que l’aventure,  l’indépendance, la liberté se payent souvent au prix fort. 

Une fille bien de Valérie Toranian par Anne-Marie Chust
(Flammarion, mars 2018, 272 pages)
Toutes nos obsessions actuelles y passent dans ce roman à clés sous forme d’enquête nuancée et complexe sur la société contemporaine, grâce à la redécouverte du journal intime d’adolescence de la narratrice. Avec la vieille tante arménienne, Sibel, fantasque et fondue d’escarpins qui l’ont aidée à traverser les épreuves, qui nous dit qu’il faut être actrice de sa vie avec anticonformisme, sans jamais se poser en victime, que conserver son histoire culturelle ne signifie pas forcément communautarisme. Trace ta vie ou les mauvais esprits te suceront le sang… un dicton arménien ?

Île d’Aldous Huxley par Anne-Claire Gagnon
(Pocket, 2010 – première édition 1962)
C’est en lisant Le pouvoir du moment présent que j’ai découvert les mynahs, d’étranges oiseaux sortis de l’imagination d’Aldous Huxley dans son ultime roman, Île. Des oiseaux qui crient aux humains, « attention », « présent », ces choses si banales que nous les oublions trop. L’île est joyeusement nommée Pala ! Si vous voulez voyager sans bouger cet été, succombez à la magie de ce romancier hors pair, et partez avec lui ailleurs : vous en sortirez transformée !

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