Katia Dayan, l’effet papillons

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Rencontrée sur la scène de l’Olympia le 22 mars dernier lors de la soirée Toutes les femmes chantent contre le cancer¹ dont elle est partenaire, Katia Dayan, présidente et fondatrice de l’agence de communication et entreprise adaptée Les Papillons de Jour, nous parle de son challenge : un concentré d’humanité et d’énergie positive !

Une mère avant tout. Aussi loin que remontent ses souvenirs, Katia aPapillons de jour Rouen (1).jpg toujours eu besoin d’avoir des projets, pour avancer, aimé créer et relever les défis. Ses parents lui transmettent très tôt des qualités essentielles : la générosité et l’importance du regard humain sur les autres. Enfant déjà, revendicatrice et téméraire, elle aidait spontanément des personnes en difficulté. Une formation commerciale en poche, elle se consacre en entreprise à la vente, l’innovation, la méthodologie, prend plaisir à développer de nouveaux produits et devient directrice de développement, tout en restant toujours très axée sur l’humain. Le partage est une deuxième nature pour cette femme protectrice, entière et mère de quatre enfants. « Ils sont mon essentiel », dit-elle.

Un regard différent sur le handicap. Une expérience personnelle douloureuse fait découvrir à Katia le combat que représente pour les©Les Papillons de Jour personnes en situation de handicap le fait d’essayer de vivre chaque jour normalement. Elle décide alors de sensibiliser les entreprises au monde du handicap en les informant, en favorisant l’insertion et en allégeant le poids de la taxe AGEFIPH². Katia s’aperçoit qu’il n’existe pas d’agence de communication dans le secteur adapté. Elle se lance en 2010, crée un cabinet de conseil, relève le défi économique et politique que cela représente et obtient son agrément en 2012.

Aujourd’hui, elle emploie une quinzaine de salariés entre ses deux agpj1ences de Boulogne-Billancourt et Rouen (web developer, informaticien, directeur artistique infographe, motion designer, etc.), dont 80% de personnes en situation de handicap. Il s’agit pour eux d’une passerelle vers l’emploi. Ils sont embauchés sur leurs compétences et ne veulent pas entendre parler de différences, tout comme les clients de l’agence (Club Med, EDF, Thomas Cook, Calzedonia, Cacharel, Macif, Cap Gemini, J’ai Lu, Renault, etc.). « Plus j’aurai de clients, plus je pourrai embaucher » dit-elle !

Demain.  Cette battante infatigable et spontanée a pour objectif d’ouvrir des agences dans d’autres villes. Les Papillons de Jour s’occupe aujourd’hui aussi de formation professionnelle afin d’accompagner les personnes en situation de handicap en entreprise et mieux répondre aux besoins du marché. Les formateurs se déplacent soit aux Papillons de Jour, soit dans l’entreprise, pour les former, les aider à monter en compétence ou à mieux s’insérer professionnellement.

Les questions Mid&Plus

©Les Papillons de Jour– Avoir 50 ans ? On sait ce que l’on ne veut plus, on est plus mature, en quête de spiritualité. Je garde mon âme d’enfant.
Mon moteur le matin ? Je souris !
Du sport ? Pour quoi faire ? (rires)
Pour me déstresser ? Jécoute de la musique dont le choix varie en fonction de mon humeur.
Le secret du bonheur ? La vie est faite de belles surprises. Le secret c’est de vivre avec des gens qui nous ressemblent et partagent les mêmes valeurs.
Ma motivation ? Mes enfants.
La réussite ? Le Bonheur dans l’absolu.
Un mantra ? Vivre ses rêves, croire en ses idées, ne jamais avoir peur, rien n’est impossible !

Chef d’entreprise à part entière, mère de famille à 200%, prônant avant tout l’humain, le partage, le plaisir au travail, la mixité dans son entreprise et dans la société, Katia Dayan est de ces femmes toujours plus nombreuses qui inspirent et motivent !

Marie-Hélène Cossé

¹Organisée chaque année depuis quatre ans par l’association Tout le monde contre le cancer.
²L’obligation légale d’emploi des travailleurs handicapés (loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances) : 6% de travailleurs handicapés pour les entreprises de plus de 20 salariés soit en recrutant des travailleurs handicapés, soit en optant pour la sous-traitance, sinon paiement d’une taxe sur la masse salariale à l’AGEFIPH. 

 

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