Marlène Schiappa, startupeuse, écrivain et… secrétaire d’État

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Femme d’action, Marlène Schiappa milite pour que les femmes soient des influenceuses. En politique, en droit ou en entreprise, elles n’ont pas une revanche à prendre mais une place à trouver. « Pourquoi se priver de toutes les intelligences ? » :  parole de ministre !

Femmes nous sommes, femmes nous restons

Grande, brune, le regard droit et une fougue contagieuse, c’est cette impression de force et de fragilité qui se dégage d’elle quand on la rencontre. Méditerranéenne, un père corse et une mère italienne, elle a été nourrie à la valeur du travail qui fait l’homme et donc la femme. « Il faut travailler encore et encore travailler » disait son père, agrégé et professeur à l’université, comme toute sa famille où les enseignants sont légion. Mais Marlène a souhaité devenir journaliste, écrivain et faire de la politique et c’est par la communication qu’elle est entrée dans le monde du travail. Très vite, elle milite comme l’ont fait avant elle ses parents et, à l’ENA, elle animera des cours et des séminaires.

Maman travaille

Maman à 23 ans, elle démissionne de son premier emploi, consciente que rien n’était organisé pour qu’elle puisse à la fois exercer son rôle de mère et sa vie professionnelle. Elle décide de s’engager dans une activité qui lui permet de rester à la maison en créant le blog « Maman Travaille », à défaut d’avoir eu un modèle de mère à suivre : « Toute jeune, j’ai voulu avoir des enfants et j’ai emmené ma fille partout avec moi ». Au Mans où elle réside, le maire propose à la jeune blogueuse d’échanger sur les questions d’égalité hommes-femmes après avoir vu son nom dans le classement des acteurs du Web. Et ce seront là ses premières propositions concrètes sur ces questions qui la passionnent.

©Granier2017216 Marlene Schiappa-10 - Mid&Plus

La porte du ministère s’est ouverte

En invitant Emmanuel Macron à venir rencontrer des start-up au Mans, la jeune startupeuse ne savait pas qu’il lui demanderait de construire un programme pour sa campagne sur le sujet de l’égalité entre les sexes. À la tête d’une petite entreprise, elle pense alors que les vieux modèles de société sont caducs et qu’il faut trouver un sens à sa vie. Appelée pour être secrétaire d’État, elle met en œuvre son programme, un travail très prenant qui l’oblige à revoir son organisation familiale, ses priorités professionnelles avec de nombreux dossiers et d’agir, fidèle à ses convictions, même face aux détracteurs. Congé maternité unique, obtention des places en crèche à réguler, actions contre les violences sexuelles (l’actualité lui donne raison), le plafond de verre à briser et les formations en entreprise pour que chacune devienne un acteur de l’égalité professionnelle : les questions à étudier sont nombreuses !

Déjeuner au Ministère à l’invitation de Marlène Schiappa : Cécile Colonna d’Istria, Marie-Hélène Cossé, Mélissa Plaza, Muriel de Saint Sauveur, Nora Barsali, Chiara Corazza, Florence Morgen, Sofia Merlo, Murielle Pringez

Écrire pour dire et raconter

Après « Pas plus de quatre heures de sommeil »« Plafond de mère – comment la maternité freine la carrière des femmes » et une quinzaine d’autres ouvrages comme « Les 200 astuces de Maman travaille », Marlène Schiappa devient narratrice avec « Les lendemains avaient un goût de miel »¹ où les femmes encore une fois sont en première ligne dans ce récit familial romancé où plusieurs époques se succèdent, un hymne aux femmes d’hier et d’aujourd’hui qui se déroule sur fond de poésie et d’amours tumultueuses, scandé par Le temps des fleurs chanté par Dalida². La jeune ministre est la digne héritière de ces générations de femmes volontaires qui se détachent des stéréotypes habituels et assument leurs propres envies, tout en cherchant des solutions qui satisferont d’autres femmes.

« Je crois profondément à la sororité, à une forme de solidarité féminine irrationnelle qui transcende tout ».

Vicky Sommet

¹« Les lendemains avaient un goût de miel » de Marlène Schiappa (Éditions Charleston, juin 2017, €18).
²« C’était le temps des fleurs, On ignorait la peur, Les lendemains avaient un goût de miel ».  

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