La cuisine en s’amusant

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Il est question ici d’un livre de cuisine particulièrement succulent, instructif et original. Tout le monde doit en posséder au moins un dans sa cuisine ! 

Le Chef ?

C’est moi ! On n’est jamais mieux servi que par soi-même… Dans la première partie du livre, j’emprunte les meilleures recettes de mes amis. Les salées ont parfois été légèrement modifiées dans leurs proportions. Et je conseille vivement au lecteur d’en faire autant pour les adapter à son palais (y compris quand il habite dans un HLM). Pour ce qui est des desserts, je lui recommande de s’attacher plus précisément à la mesure, (même s’il ne possède pas de métronome). Les recettes sont suivies du conseil du Chef et de celui du Marmiton qui répond souvent avec impertinence à son supérieur.

Le Marmiton ?

Un personnage un peu balourd, paresseux et qui aime « taquiner la bouteille ». Comme il trouve que les livres de cuisine sont « chiants », il s’exprime à la fin de chaque plat au moyen d’expressions françaises ayant un rapport avec la cuisine. Ainsi quand le Chef lui donne des ordres qu’il juge inutiles, il préfère ne pas « en faire toute une tartine », surtout quand il vient de terminer le Cognac de la recette en question et qu’il « est beurré » donc un peu « mou du bulbe ». Il précise aussi que si on le traite de paresseux, il n’hésite pas à « rentrer dans le chou » de celui qui l’accuse. Et il avoue aussi en aparté que faire un bain marie dans une cuisine c’est nul. En revanche regarder Marie dans la salle de bains quand elle se déshabille pour faire sa toilette c’est top. Parce qu’elle se met alors « dans le plus simple appareil ». Ces expressions et d’autres encore figurent dans la deuxième partie du livre avec leur signification.

Les illustrations sont de Cécile de Pommereau, étudiante en arts graphiques, qui voit le chef comme une éternelle adolescente. La préface de Robert de Suzannet, journaliste, qui la dépeint comme une fantaisiste éclectique. Enfin, les recettes ont été relues par Capucine España, ancienne élève de l’Ecole Hôtelière de Lausanne, qui a eu la lourde tâche de veiller à ce que sa mère reste dans les limites du comestible. Ce qui n’a pas été trop dur parce qu’elle croit être plutôt bien conservée…

Isabelle Brisson
Mid&SudOuest

À en lécher son assiette d’Isabelle Brisson (Éditions Ovadia). On peut commander les livres sur le site Internet de l’éditeur.
Du même auteur : Le stress du bigorneau (Plon), Langue de vipère et œil de biche (Eyrolles), Il pleut des chats et des chiens (Éditions de l’Opportun), Les doigts de pieds en éventail, Chasseuses d’hommes, Comme une vache espagnole, Mon année à l’école (Éditions Ovadia).

 

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