L’ovalie, ça vous dit ?

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Soulagement pour certaines et regret pour d’autres : la Coupe du Monde de Rugby touche à sa fin. Vous n’aimiez pas ce sport et vous aviez prévu de boycotter tous les matchs, mais vous vous êtes laissées prendre au jeu. Rassurez-vous, rien de grave : l’enthousiasme des femmes pour le ballon ovale va croissant.

Fille de rugbyman, femme de rugbyman, mère de rugbyman ou rugby(wo)man. Ce qui est certain, c’est que ce sport reste surtout une histoire de transmission. Les femmes y arrivent culturellement par tradition familiale et à tous les niveaux.

Des spectatrices. Pas besoin de tout comprendre pour apprécier. Une fois que vous avez saisi qu’il faut faire des passes en arrière pour avoir le droit d’avancer… et qu’il faut aller placer ce drôle de ballon ovale, incontrôlable, de l’autre côté de la ligne adverse pour marquer des points, le plus dur est fait. Tout le reste, n’est que littérature ! Alors, si les femmes ne connaissent pas vraiment le jeu, soyons honnêtes, la plastique des joueurs n’est certainement pas étrangère à leur engouement pour le rugby. Ce sont les nouveaux « gladiateurs ». Fini, le grassouillet mangeur de cassoulet et vive les Dieux du Stade et leurs tablettes de chocolat !  En quelques années, les gradins des stades se sont féminisés et certains clubs ont mis le paquet pour séduire ce nouveau public. Précurseur dans le domaine, Max Guazzzini, ancien président du Stade Français, est à l’origine des places gratuites pour les femmes, des foulards offerts dans les gradins et du fameux calendrier. Que le spectacle commence !

Des journalistes et des joueuses. De plus en plus de femmes commentent et pratiquent le rugby. La féminisation sur le terrain est allée de pair avec l’arrivée des femmes journalistes ©JM Herviospécialistes de rugby : Canal Plus, l’Équipe, Eurosport, Radio France… les professionnelles de tous ces médias confondus ont acquis leur légitimité sur les terrains par leur sérieux et leur compétence. Pensez-vous que si elle n’était pas légitime, Isabelle Ithurburu ferait le poids face à Sébastien Chabal ? Même France Culture a consacré une émission spéciale à ces femmes à l’occasion de la Coupe du Monde. Parallèlement et même si pendant longtemps on a pensé que le terrain de wrwc-toptriesrugby était le pré carré des hommes, les vrais, les durs, les femmes joueuses y ont fait leur trou sans rien perdre de leur féminité. Et ce depuis leur plus jeune âge. Vidéo Lci Tf1. Le nombre de licenciées ne cesse d’augmenter et l’équipe de France féminine a atteint le 3e rang mondial lors de la dernière Coupe du Monde en 2014 avec une audience record. Respect !

« Le rugby m’a fait prendre conscience de ma force, de la puissance de vie et d’engagement que j’étais capable de ressentir… Je joue au rugby et je suis une femme » dixit Clémence Fabre, co-fondatrice de la marque Lady Crunch.

F-POLO-MAMAN-DE-JOUEUR-B.R--248x300Des créatrices. Les joueuses de rugby peuvent aussi être des entrepreneuses. Clémence Fabre et son associée Laetitia Pingel, jeunes diplômées d’HEC et ferventes adeptes et pratiquantes du ballon ovale, ont déployé leur énergie dans la création de leur marque d’équipement de rugby spécialement conçu pour les femmes : Lady Crunch. Côté mode aussi, les marques de « rugby chic » fleurissent, telles Ultrapetita ou Eden Park. Preuve qu’elles ont leur public, toujours plus nombreux.

Des valeurs universelles. Mais même si toutes les femmes ne sont pas dans le pré, les raisons de notre engouement sont évidentes, nous adhérons toutes aux valeurs universelles du rugby qui sont nos valeurs dans la vie :
La convivialité. Partager un match et un après-match en famille, entre amis, avec les spectateurs et les adversaires dans une ambiance authentique et bon enfant.
Le respect et la tolérance. Rien de plus impressionnant que ces équipes qui se sont affrontées virilement pendant un match et qui se font des haies d’honneur à la sortie du terrain.
L’esprit d’équipe. Au rugby, seul vous n’êtes rien. Chaque poste a son importance et chaque équipier contribue à la victoire. Le partage passe par le don de soi-même.

La vraie vie, non ?

Agnès Brunel-Averseng

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