Un jardin de Véronique…s

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Quoi de mieux pour fêter la 10e édition de la Fête de la Nature que la découverte du Jardin La Boulaye ? Six hectares vous attendent sur la côte sauvage de Belle-île-en-Mer, dans le vallon de Pouldon, entre Bangor et Locmaria, un parcours poétique jalonné de sculptures, d’étangs, cascades, un lavoir ancestral, des murets de pierre, un labyrinthe d’ajoncs. 

Comment s’y rendre ? 

Il faut aller à Quiberon (Morbihan) et monter à bord du Vindilis qui vous y conduira en 3/4 d’heure. La traversée est rapide et l’arrivée au Port du Palais magique. De là, à vélo pour les sportifs ou en voiture, vous vous dirigerez vers l’est de l’île, au Grand Cosquet où se trouve le jardin¹ de Véronique de Laboulaye. Elle vous accueillera et vous accompagnera tout au long de la visite de cet endroit magique dans lequel elle met toute son âme et sa passion.

« Il devient de plus en plus difficile de qualifier le jardin. Ce n’est ni un parc, ni un arboretum, ni une collection. Il n’a rien d’un jardin classique, anglais ou médiéval. Est-ce un ovni, un objet végétal non identifié ? Je ne sais ce qu’il est, mais je sais que c’est le lieu où j’aime être et que j’aime faire connaître aux autres. Le lieu où s’entrecroisent beauté et émerveillement, une source d’énergie bienveillante et stimulante. Je fais un jardin et le jardin me fait. Mais c’est du boulot ! »

Son histoire

Avec son mari Rodolphe, emporté par la maladie trop rapidement, tombés amoureux du lieu il y a 20 ans, ils ont travaillé d’arrache-pied pour débroussailler, planter, dessiner des chemins et découvrir d’anciens murets qui délimitent maintenant des chambres aux thèmes variés. Le jardin s’ouvre aux visiteurs en 2003. Le défrichage continue cependant. Chaque année le jardin s’enrichit de nouvelles scènes au gré de l’inspiration conjuguée de la nature et de la maîtresse des lieux.

« Notre rêve était de créer un jardin dans un vallon près de la mer, avec un ruisseau, de la vue et des attaches familiales. Le rêve est devenu une réalité à Belle-Île-en-Mer, dans un vallon abandonné de la côte sauvage. De son vivant, Rodolphe a tracé les lignes et les courbes de l’ossature générale du jardin, je les prolonge dans le temps et l’espace, avec la complicité de la nature. »

Un jardin remarquable

En descendant dans le vallon, vous apercevrez des étangs bordés de céanothes, d’aulnes, d’hydrangeas et de chênes des marais. Vous pourrez apprécier des points de vue harmonieux, des agapanthes bleues et blanches, puis vous remonterez l’escalier de cistes roses et blancs en pleine explosion au printemps. Chaque saison a ses charmes et l’on y retourne toujours avec un plaisir renouvelé. Les amoureux des jardins apprécieront mais pas qu’eux ! Un livre² du jardin sous forme numérique avec les plus belles photos vous sera proposé.

« Tous les après-midis, excepté les jours de tempête et les jours de moins en moins nombreux passés sur le continent, je suis dans le jardin, les mains gantées, les yeux protégés et un chapeau sur la tête. J’arrose, plante, attache, bouture, coupe, désherbe, ratisse, tonds, composte, selon les urgences du jour et de la saison notées sur un carnet toujours accessible dans une des poches de ma ceinture de jardinière. En fin de journée, je prends un moment pour me promener, les sens et l’esprit disponibles et à l’affût. »
Véronique de Laboulaye

Une magnifique promenade dans un lieu naturel apprivoisé. Courez-y !

Véronique Le Gouvello

¹Le jardin se visite toute l’année uniquement sur rendez-vous (prévoir 1h45). La visite est payante (€9 par personne, €8 pour les groupes de 10, gratuit jusqu’à 21 ans). Réservation : Véronique de Laboulaye Tél.02-97- 31-76- 09 rev2val@club-internet.fr.
²Clé USB du Jardin La Boulaye, Belle-Ile-en-Mer – Texte de Véronique de Laboulaye – Photographies de Jacques de Givry (2011, €15). En vente auprès de la propriétaire.

 

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