Abracadabra

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Disparaître, tel était le verbe de la semaine revenant en boucle sur toutes les lèvres, sur tous les réseaux sociaux et médias. Les quais de Seine disparaissaient sous les crues, lyriquement pour les Instagramers, tandis que d’autres, dramatiquement, voyaient leur vie, leurs économies, leur outil de travail disparaître sous les eaux. Une espèce de plante sur cinq est menacée de disparaître de la surface de la planète bouleversant alimentation et médication, les oiseaux et papillons ont tendance à disparaître en Île-de-France et 35% des coraux de la Grande Barrière ont disparu. Les cougars ont totalement disparu de la planète (sauf à Roland-Garros !) suivis à courte échéance par le koala australien, les éléphants de Tanzanie et la gracile antilope du Sahara. L’évolution de nos comportements alimentaires, les changements climatiques mèneraient aussi au fil des années à la disparition de nos dents de sagesse, du coccyx (ultime reste de queue), du petit orteil et… de la chair de poule. Avec nostalgie, pour certains, la disparition du ticket de métro et bientôt des kiosques parisiens -au profit de nouveaux dessinés par la talentueuse designer Matali Crasset- est annoncée. Avec indifférence, on assiste à la disparition du billet de €500 dont certains n’ont jamais vu la couleur (violet) et avec soulagement à celle des sacs plastiques en magasins ! JR, photographe street art, d’un coup de baguette magique, fait disparaître la Pyramide du Louvre. D’un tour de passe passe, des marionnettistes tirent les ficelles du PAF faisant disparaître des écrans certains visages familiers au profit d’autres plus frais… Dimanche, solidaire, il fallait aller au Salon annuel d’Emmaüs où tout devait disparaître au profit d’une bonne cause. À l’heure de la publication de ces lignes, dans une grande partie de la France, alerte enlèvement, le soleil est toujours porté disparu…

Christine Fleurot

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