Encore quelques semaines pour visiter deux expos différentes, l’une dans un endroit que vous ne connaissez peut-être pas encore et l’autre d’un artiste encore peu connu en France. 

♦À l’aube du japonisme
Maison de la Culture du Japon à Paris (MCJP) jusqu’au 20 jan. 2018 (entrée libre)

On sait l’influence que l’art du Japon eut sur l’art français au XIXe siècle, il suffit de penser à Vincent van Gogh ou à Claude Monet, collectionneurs d’estampes, ou à Edouard Manet. Mais avant cette vague qui déferla sur la France grâce à des personnalités telle Siegfried Bing qui ouvrit en 1874 à Paris un magasin L’art japonais, les objets arrivaient au compte goutte via la Hollande ou via la Chine. Après la signature du traité de commerce et d’amitié entre le Japon et la France en 1858, le commerce s’intensifia. Le Japon participa officiellement pour la première fois à une Exposition universelle (1867). La MCJP met en scène cette époque à travers des objets de laques, des céramiques, des porcelaine fines, des peintures, des maquettes de maison, des photographies des Japonais venus à Paris, mais aussi des objets fabriqués sur des modèles hollandais, des Mangas. En peu d’années, s’installe un réel engouement pour l’art japonais qui prend bientôt le nom de japonisme.

♦Albert Renger Patzsch – Les choses
Musée du Jeu de Paume jusqu’au 21 janvier 2018

Albert Renger-Patzsch (1897-1966) est aujourd’hui considéré comme l’une des figures les plus importantes et les plus influentes de l’histoire de la photographie du XXe siècle. Photographe de l’objet mis en scène de manière neutre, objective, Renger Patzsch ouvre la voie aux photographes contemporains (Bernd et Hilda Becher, Thomas Struth…). Artiste photographe des années trente,  il s’inscrit dans le courant de la Nouvelle Objectivité, ce courant allemand de l’entre deux guerres caractérisé par une volonté de représenter le réel sans fard. Fleurs, Forets, usines, objets manufacturés, série, paysage, verrerie… Les photos sont simples, directes, les tirages argentiques profonds, nets, précis. Le style est documentaire, d’un réalisme immédiat. Une découverte car l’artiste est peu connu en France !

Béatrice Leroux-Huitema
Les Mardis de l’Art
Mid&Art

 

 

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