Marie Gillain et Guillaume de Tonquédec à l’affiche du petit écran, lundi dernier, je n’ai pas résisté, j’ai succombé ! Et me suis retrouvée à l’époque qui m’a biberonnée, celle de Speakerine, 28 juin 1962. Une époque charnière de la France, pour la vie des femmes, qui les a faites passer de la prison dorée à la liberté. Gainée, brushée, laquée et déjà surbookée comme nous, ayant à gérer la maison et le travail (quand son mari l’y autorisait), Marie Gillain incarne l’élégance et l’énergie de Speakerine, la vedette de la seule chaîne de télévision de l’époque, tout sauf une potiche, une Française au caractère bien trempé. Entre le thriller, soutenu par une musique qui rappelle celle d’Ascenseur pour l’échafaud, et la reconstitution parfaite des décors comme celles des tailleurs de Marie Gillain, d’un chic et naturel absolus, ce plongeon dans la vie de nos parents (et grand-parents) est inspirant. Pour savoir d’où nous venons, en garder l’esprit d’émancipation, sans renoncer à la féminité des porte-jarretelles, escarpins, tailleurs et colliers de perle assumés et fièrement portés quand cela nous chante !

Minisérie de 6 épisodes à suivre le lundi soir à 20h55  sur France 2

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