Vendredi soir à Paris

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Un vendredi soir à Paris, c’est particulier, ça se prépare mais surtout ça s’improvise. « Tu fais quoi ? On se retrouve où ? ». Un match de foot avec son fils, un bo-bun avec son petit ami, un concert, un trajet en vélib’ en fratrie, un verre pour décompresser entre deux exams, un anniversaire surprise… et là soudain… arrêt sur image :  « Les loups sont entrés dans Paris ». La violence aveugle a frappé sans discernement nos enfants, des familles, des serveurs, des touristes amoureux de la France. Sms, coups de fil, réseaux sociaux, solidarité, tout le week-end a soudainement résonné de messages inquiets, rassurants, relativisant tout d’un coup les soucis mineurs de notre quotidien. Si toute notre émotion se dirige en premier lieu vers toutes ces victimes innocentes, on ne peut s’empêcher de penser aux mères, celles qui, un jour, ont donné naissance à ces huit jeunes hommes devenus, une nuit, assassins. Alors, en ces moments sombres et sanglants, soyons présentes, attentives, réconfortons, consolons, tempérons les colères, continuons de vivre, sortons, installons-nous aux terrasses des cafés… les rues ne sont pas devenues aussi étroites que ces barbares ne le pensent.

Christine Fleurot.

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