Sauvons notre peau !

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Alain Souchon a-t-il raison ? « Trente ans, trente ans l’âge mûr où l’on s’aperçoit qu’on peut pas compter sur l‘élasticité du tissu, c’est sûr ». Grâce à l’exposition immersive, ludique et pédagogique « Dans ma peau », au Musée de l’Homme, vous saurez tout sur le plus grand organe du corps humain. Fascinant.

La peau, un millefeuille parfait

Plusieurs couches la composent, se superposent et communiquent entre elles : couche cornée, poils, épiderme, récepteurs sensoriels, derme, vaisseaux sanguins… Par dessus, un « manteau » de micro-organismes (bactéries, virus, champignons, acariens…), invisibles à l’œil nu, les protège. Ce microbiote, différent d’une personne à l’autre, est notre carte d’identité et défend notre corps de multiples agressions.

La peau, organe du toucher

Près de 600 000 récepteurs sensoriels du toucher et au moins 200 000 thermo récepteurs se répartissent sur notre peau, inégalement selon les régions du corps, rares dans le dos et plus nombreux sur les mains et au bout des doigts. Les informations recueillies par ces récepteurs sont transmises au cerveau qui les analyse et nous renvoie sa compréhension de l’objet touché ou de la sensation ressentie : dur, mou, chaleur, froid, douleur… Et la peau réagit immédiatement : sueur, chair de poule, rougeur ! Une mécanique parfaite.

©Oréal

Les odeurs et les couleurs de la peau

Chaque peau a sa propre odeur, si familière, que nous ne la sentons même plus et qui est, en partie influencée par les aliments consommés selon les régions du monde. Attention à l’excès de curry ou de chou !

La couleur, quant à elle, provient des pigments ou mélamines situés dans l’épiderme, chaque individu étant doté d’une combinaison unique de ces mélamines qui définit leur couleur de peau. Un nuancier, dit « chromasphère », constitué de 66 teintes, a été mis au point par des chercheurs pour représenter la variété des couleurs de peau. Test ludique à disposition au musée pour identifier la couleur de votre peau !

Et si on la protégeait ?

L’apparence et la structure interne de la peau se modifie avec l’âge. Douce et fragile à la naissance, elle s’affermit et perd de son élasticité au fil du temps. Alain avait raison !

Pour limiter les signes du vieillissement, chaque culture, à travers l’histoire, s’emploie à soigner la peau et a développé des rituels en utilisant les produits de la nature.

En prendre soin tient en trois mots
Nettoyer – Hydrater – Consulter régulièrement un dermatologue

Et demain ?

Aujourd’hui des banques de cellules permettent de reconstruire des peaux simplifiées pour soigner les grands brûlés. L’avenir s’imagine en reconstruction par la bio-impression 3D, l’utilisation de la peau comme détecteur de signaux de la santé grâce à des capteurs connectés, l’exploitation du microbiote pour maintenir la peau en bonne forme… Le champ des possibles est grand ouvert.

Agnès Brunel-Averseng

Dans ma peau Musée de l’Homme – 17 place du Trocadéro – 75116 Paris – jusqu’au 3 juin 2019.

©grains de peau Editions In FineGrains de peau- Anne-Isabelle Tollet et Isabelle Walter – Éditions In Fine
(Une originale vision de la peau, métier par métier. Une quarantaine de regardeurs de l’acuponctrice au thanatopracteur).

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