Femmes artistes : direction Londres

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Le hasard de l’actualité artistique londonienne m’a fait découvrir le travail de quatre femmes artistes de la scène contemporaine britannique et canadienne. Coups de coeur british à découvrir lors d’un séjour à Londres !

Myfanwy MacLeod : Neighbours
Jusqu’au 8 juin 2019, du lundi au dimanche de 11h à 17h45 (entrée gratuite)
©Galerie Canada

 

 

 

 

Face à la National Gallery, la Maison du Canada expose pour la première fois au Royaume-Uni l’artiste Myfanwy MacLeod, originaire de Vancouver. À la fois sculpteur et peintre, l’artiste utilise des installations vidéos et sonores pour nourrir ses préoccupations environnementales. À découvrir : la série d’aquarelles d’oiseaux protégés qui ont servi de base à une œuvre d’art public, Neighbours, en 2018 à Vancouver à l’occasion du 100e anniversaire du Traité sur les oiseaux migrateurs entre le Canada et les États-Unis, et la maquette de la sculpture publique géante The Birds, commandée par la ville de Vancouver à l’occasion du Congrès ornithologique international en 2010.

N’hésitez pas à braver les contrôles de sécurité : la salle d’exposition est dans l’enceinte même du Haut Commissariat du Canada.

Bridget Riley : Messengers
Exposition permanente (entrée gratuite)
©Brigitte Riley - Mid&Plus

 

 

 

 

 

 

John Constable comparait les nuages à des messagers, Bridget Riley (née en 1931) a nommé son œuvre magistrale en son honneur. La Cour Annenberg, à l’entrée de la National Gallery, est  « le seul endroit du bâtiment où l’on peut voir le ciel et j’ai eu l’idée de faire quelque chose dans ce grand espace blanc… ». C’est le directeur du musée, Gabriele Finaldi, qui a commandé cette peinture murale de 10x20m. L’artiste britannique connue, comme Vasarely, pour ces tableaux Op Art a ainsi investi les lieux et peint directement sur cet espace vierge. « C’est la première œuvre d’art que le public peut voir dès qu’il entre dans le musée ! », annonce t-il. Des disques de couleur pastel voyagent sur les murs blancs de l’imposant escalier menant dans les salles d’exposition du musée.

« Vous fixez les disques et ils flottent vers vous, ils se détachent du mur… Votre regard rendent l’œuvre vivante. J’espère juste qu’ils vous donneront du plaisir à les regarder », a confirmé Bridget Riley lors de la conférence de presse mi-janvier.

Hanna Moon et Joyce Ng : English as a Second Language
jusqu’au 28 avril 2019 (entrée gratuite)
©Hanna Moon et Joyce Ng - Mid&Plus

 

 

 

 

 

 

Elles sont arrivées à Londres en parlant un peu anglais, elles sont toutes les deux jeunes diplômées de Central Saint Martins (2014) et photographes de mode et leurs photos sont déjà exposées à la Somerset House… Hanna Moon a photographié ses modèles, deux amies, le soir, dans les salles à l’architecture néo-classique du musée. Née en Corée du Sud, elle a intégré dans ses portraits d’inspiration traditionnelle sa culture asiatique. Joyce Ng, originaire de Hong Kong, a commencé par être « casteuse » pour ses amies photographes et travaille avec des mannequins non professionnels. Pour ce projet, elle a préféré repérer ses modèles parmi le public du musée, pendant six semaines : « il y a beaucoup d’étudiants de King’s College London qui viennent ici et qui ont accepté facilement d’être photographiés », me précise t-elle. Elle a choisi de faire des gros plans, invitant à un voyage plus intérieur.

La troisième salle de l’exposition est consacrée aux photos des deux artistes publiées dans des magazines de mode internationaux depuis quatre ans. Et quand je leur ai demandé si je pouvais les prendre en photo toutes les deux, Hannah et Joyce se sont exclamées dans un grand éclat de rire : « On déteste être prise en photo ! ».

Marie-Blanche Camps
Mid&British

Galerie Canada
National Gallery
Somerset House

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