Comment devenir une « licorne »

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Nous sommes des consommateurs compulsifs depuis des décennies. Plus ou moins, selon notre degré de richesse, de besoins réels ou imaginés, de désirs incontrôlés ou de fièvres acheteuses saisonnières. Comment nous guérir de ces addictions et retrouver notre bon sens pour que consommer devienne un acte citoyen, en un mot comment devenir une « licorne » ?

Passer à l’acte

Acheter responsable, trier ses déchets, éviter les stocks, équilibrer son budget, dépenser tout en économisant, nous avons tous à l’esprit ces mantras qui font la une de la presse. Mais passer à l’acte n’est pas toujours si facile. Ainsi est né le terme de licorne, une personne qui réfléchit à sa manière de consommer et adopte le plus possible, un comportement écologique et éthique. Suis-je un surconsommateur, un accumulateur, un compensateur (j’achète quand ça va mal), un suiveur (je réponds aux appels de la publicité) et suis-je malgré moi la cible des stratégies marketing ?

D’abord faire le point sur sa propension à ouvrir son porte-monnaie : utile, pas utile, nécessaire ou frivole, indispensable ou provisoire ?

Économiser peut aussi signifier équilibrer

Analyser ses dépenses est toujours perçu comme un acte déplaisant, stressant et mathématique. Et gérer un budget peut devenir un véritable casse-tête, soit en faisant des enveloppes par poste de dépenses, soit en se limitant à un montant précis chaque année ou en suivant pas à pas la gestion des sorties et des entrées. Et faire des réserves pour les accidents de parcours. Se nourrir ne veut pas dire remplir son frigo ou jeter parce que les produits sont périmés, deux exemples qui montrent que vous n’avez pas su envisager en amont votre niveau de consommation.

Noter les prix, attendre les soldes, opter pour la qualité ou la provenance d’un produit, chaque geste compte pour faire vos comptes au plus près de vos possibilités financières.

Et si le minimalisme devenait une habitude

Culture familiale ou attitude irréfléchie, chacun voit le manque à sa manière. Si l’accumulation matérielle est presque devenue la norme dans notre société, l’immédiateté et l’urgence font agir sans réfléchir. Alors ralentissons, pensons à ce que nous possédons déjà et arrêtons d’accumuler. Il est vrai que nous avons tendance à nous lasser vite et avons besoin, du moins nous le croyons, d’un turn-over régulier. Et quand le minimalisme devient une habitude, moins de vêtements dans nos armoires, moins de bibelots sur nos étagères, moins de livres dans nos bibliothèques, une nouvelle vie s’offre à vous car le désencombrement soulage et donne une sensation de légèreté proche du bien-être.

S’efforcer de s’affranchir de certaines normes sociales, penser aux matériaux recyclables, surveiller les emballages, utiliser tout en cuisine, épluchures comprises, privilégier les plantes naturelles pour la cosmétique, ne pas avoir peur de l’occasion ou du recyclage.

La société dans laquelle nous vivons est notre œuvre à tous, alors prenons chacun notre part de responsabilité (ou part de colibri) pour la préserver. Soyons acteurs plutôt que clients, devenons « consomm’acteurs », mais surtout… soyons le changement !

Vicky Sommet

« J’arrête de surconsommer » de Marie Lefèvre et Herveline Verbeken aux éd. Eyrolles

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