Ma pastille Varda

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À 90 ans, Agnès Varda est partie rejoindre Jacques, Cléo, Mona… Les médias du monde entier se sont fait largement écho de sa singularité, de sa vitalité et de sa créativité. Tout a été dit ou presque puisqu’aucun livre n’a été à ce jour publié sur son œuvre. Alors, voici mon Varda à moi, là où j’ai croisé ses pas.

– À Nantes, ville natale de son mari Jacques Demy, où il campa Lola, que la cinéaste s’appropria pour tourner Jacquot de Nantes. L’affiche du film : un garçonnet au béret vissé crânement et regard souriant tourné vers une averse accompagna toute l’enfance de mon fils.
– Au cinéma, de Sans toit ni loi (1985), « fait d’hiver » glaçant avec une Sandrine Bonnaire bouleversante à Villages, Visages (2017), sur les routes de France, collée aux baskets de l’artiste JR.
– À Noirmoutier, où elle faisait son marché et glanait quelques cartes postales anciennes à la brocante.
– À la Fondation Cartier (2006) lors de son exposition, L’Ile et elle, consacrée justement à son île vendéenne, où avec un groupe d’amies nous sortîmes ébranlées par sa vidéo Veuves de Noirmoutier, et sourire en coin face au poétique tombeau de son chat Zgougou.
– À la Galerie Obadia (2014), face à ses triptyques dont Cinq Bacheliers sur une plage dans leur plus simple appareil…

N’en faisant qu’à sa tête comme le confirmait sa coiffure, Agnès Varda photographiait, filmait, mettait en scène les choses de la vie.

Christine Fleurot

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