Madame 100.000 volts

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Mais qu’est ce qui fait courir Clara Gaymard, la très sexy chef d’entreprise de GE France, 54 ans et mère de neuf enfants (le premier né en 1987, le dernier en 1998…) ? Elle impressionne tant par son physique et son élégance moderne que par sa simplicité et son pragmatisme. Qui est donc celle qui a fait parler d’elle en juin dernier lors de l’achat très controversé de la branche Énergie d’Alstom par GE  et quels sont ses moteurs ?

  • Présidente de General Electric France depuis 2006,
  • Diplômée de Sciences Po et de l’ENA,
  • Fille du Professeur Jérôme Lejeune (découvreur de la trisomie 21) et d’une mère mère danoise issue de milieu modeste,
  • Femme de l’ancien ministre de l’Économie Hervé Gaymard ,
  • Talons hauts (« je ne sais pas marcher en talons plats »), robes acidulées, blousons Perfecto,
  • Celle qui n’a jamais arrêté de travailler (« je ne suis douée ni pour le ménage ni pour le repassage »), levée à 5 heures, au bureau à 7 heures (« le temps ne se trouve pas, il se prend »),
  • Enfin, écrivain à ses heures*.

Sans se fonder sur une vision féministe, Clara Gaymard reconnait que lorsqu’une femme est nommée à un poste de dirigeante elle a la certitude du doute (alors qu’un homme en a le bénéfice…), elle doit prouver plus qu’un homme qu’elle est compétente et on lui pardonne moins d’avoir des faiblesses. « On ne réagit pas pareil avec les mêmes compétences » dit-elle et il faut assumer cette différence sans en avoir honte ni la revendiquer. Pour elle, les managers au féminin sont des femmes comme les autres, avec leurs soucis personnels, leur vie familiale, qui se débrouillent comme elles peuvent. Quand on lui demande s’il est possible de tout concilier, elle réplique qu’il n’existe pas de vie facile, mais qu’il existe des vies sans passion et des vies avec passion. Ce qui aide : avoir confiance en soi (même si on est habité par le doute, celui-ci est constructif car il permet de se remettre en cause de façon permanente), être une femme passionnée et aimer ce qu’on fait chaque matin quand on vient au bureau. « Quand on a du talent entre les mains, on a envie de l’utiliser, de le donner, de le faire grandir pour le bien de la société, d’une entreprise, de son pays » termine-t-elle. Allez écouter son interview ci-dessous, 2’52 de clarté et de positif !  Son moteur ? Et si c’était la passion justement ? À méditer…

*La vie est un bonheur, Jérôme Lejeune, mon père, Éditions Critérion, 1997.
Histoires de femme autres simples bonheurs, Éditions Lattès, 1999.
S’il suffisait d’aimer, Éditions Fayard,  2003.

http://www.liberation.fr/economie/2014/07/09/clara-gaymard-la-fee-electricite_1060690

Marie-Hélène Cossé

 

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