Valérie Gaudart, celle qui murmurait à l’oreille des milléniaux

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Écouter, partager, échanger c’est le travail de terrain qu’exerce Valérie Gaudart auprès de la génération née entre 1980 et 2000, formatée par la révolution de la communication en ligne, ces jeunes éthiques, engagés, sensibles, intuitifs. Elle exerce cette activité au sein du pôle Culture et Communication d’Engie dont elle assure la direction, une manière pour le groupe de capter les nouvelles tendances et rester dans la course.

Bienvenue au 21e siècle

Une entreprise de rang mondial se doit d’être adaptée à la société dans laquelle elle opère et connaître les attentes futures de ses clients. Pour orienter sa stratégie, il va s’agir de comprendre les tendances sociétales, Le rôle de Valérie est de les capter grâce à un sens aigu de l’observation et une bonne capacité d’écoute et d’analyse. Les citoyens-consommateurs sont regardants sur des paramètres nouveaux comme l’impact sur le climat ou l’impact social, voir moral (retour à l’individu, à l’humain). Par exemple, il n’est plus question de débauche de consommation mais de frugalité (on consomme moins mais mieux). La sollicitude à autrui (le care) est une notion qui a fait son chemin. L’omni-consommateur est en recherche permanente de solutions qui lui facilitent la vie.  Enfin, la quête de sens fait que le consommateur est engagé. Il exige d’utiliser son libre arbitre par delà les modes ou l’appartenance au groupe social (je suis ce que je consomme).

Ces jeunes qui nous font évoluer

Soutenir les projets qui vont dans le sens de ces attentes sociétales suppose de trouver les créateurs qui peuvent mettre en application ces idées. Ils existent au sein d’Engie (les intrapreneurs¹), à l’extérieur du groupe dans des associations, startups, dans le monde académique ou au sein de communautés comme le think tank « Engie People Lab » où des salariés du groupe et des intervenants échangent de nouvelles idées. C’est le job de Valérie de repérer et soutenir ces individus prêts à s’engager de manière efficace avec une conviction, une vision, une compétence, la maitrise des technologies de l’information et de la communication et surtout le désir de travailler en équipe et de s’accompagner mutuellement. Ces talents, ces jeunes qui contournent les organisations pyramidales et nous font évoluer en proposant des projets à forte valeur ajoutée qui réinventent leur entreprise et  la société dans son ensemble, sont formés et financés grâce au pôle innovation de Valérie.²

L’imagination à la source de l’innovation

La créativité nourrit le quotidien de Valérie Gaudart. C’est peut-être ce qui a engendré son envie d’écrire une fiction. Une manière de goûter à l’imagination qu’elle expérimente dans son travail. C’est un peu étonnant, cette mère de famille avec un emploi à temps plein qui a la capacité de démultiplier le temps. Pendant le confinement, elle s’est lancée dans l’écriture de ce premier roman publié à compte d’auteur, Ellorâ³, testé avec succès sur le site Mum’s 16 auprès des 8-14 ans de son arrondissement. C’est une fiction qui mêle voyages, magie et culture avec comme personnage principal une métisse franco-indienne chargée d’éduquer un jeune prince réfractaire à toute autorité : une intéressante intervention éducative dans le développement du jeune enfant s’épanouissant à la pensée rationnelle et bienveillante de l’adulte !

Passage de l’imagination au réel, partage, transmission, grandir ensemble, c’est tout un « cœur » de             métier que Valérie exerce avec énergie.

Michèle Robach

¹C’est à la sortie de son livre « Why you don’t have to leave the corporation to become an entrepreneur » que l’américain Gifford Pinchot définit le concept d’intrapreneuriat en 1985. L’innovation n’est pas l’apanage des start-up, les salariés  peuvent porter un projet personnel novateur grâce au soutien de leur groupe.
²Dans ce cadre, de beaux projets de développement de ressources éducatives ont vu le jour, comme Les Déterminés une association qui aide des jeunes des quartiers à devenir entrepreneurs ou l’association E-mma fondée par l’ingénieure Dipty Chander qui forme des utilisateurs débutants au codage d’applications ou Bewee, première plateforme collaborative dédiée aux pièces détachées du secteur de l’énergie, réalisée par un intrapreneur formé et promu par Engie.

³Ellorâ et les quatre runes de régénération

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